Mardi 25 novembre 2008

Cher lecteur, chère lectrice,

 

Je faisais état ici, hier, de mon week end digne de celui d'une jeunette de 18 ans c'est alors que je me suis remémorée une soirée d'anthologie à laquelle j'ai assistée à peut prés à cette même époque.

Venez avec moi, nous allons faire un petit voyage dans le passé et je vous promet que tout ceci n'aura rien de drôle, ce sera plutôt une histoire d'épouvante ...

 

L'année de mes 20 ans, mon petit ami de l'époque s'en est allé quelques jours en déplacement à l'étranger, lui qui étais plutôt casanier n'aimait guère mes virées clubbing, aussi avais je décidé de profiter de son absence pour clubber tout le week end et c'est accompagnée de mon meilleur ami que le week end à démarré.

 

Nous sommes vendredi soir, parés de nos plus beaux vêtements nous descendons les champs Elysees direction une soirée privée, nous pénétrons dans le club, le champagne coule à flot, nous dansons jusqu'au petit matin et rentrons sagement à mon appartement pour quelques heures de sommeil avant de regagner notre Picardie natale pour une autre soirée.

 

Samedi soir, nous voilà à nouveau parés de nos plus beaux atours, direction une soirée dancehall au fin fond de l'Oise, accompagnés d'une dizaine d'amis nous pénétrons dans la discothèque.

Quelle ne fût pas notre étonnement de constater que nous étions 3 blancs dans cette boite de nuit !!

Mais cela ne nous dérangeais pas car nous ne sommes pas sectaire et nous étions nous même accompagnés d'amis plus métissés que nous.

La soirée bat son plein, nous sommes exténués à force de danser, c'est alors que nous nous asseyons pour récupérer un peu.

Soudain, deux coups de feu retentissent, j'ai juste le temps d'allonger ma petite soeur et sa meilleure amie au sol.

La foule prends peur, les bagarres éclatent de toute part, les verres ainsi que les tables volent, les gens se battent à coups de tessons de bouteilles et les coups de feu reprennent de plus belle.

 

A ce moment précis, il nous faut vite nous cacher, j'emmène ma frangine et sa copine dans un coin de la salle et les y cachent tout en restant devant elles, en effet il fait si noir qu'il m'est impossible de deviner d'où proviennent les coups de feu, à cette instant je prie pour qu'une balle ne vienne pas se loger dans mon corps de blondasse apeurée.

 

Peu à peu le calme revient, la sécurité évacue les éléments perturbateurs.

J'ai à peine le temps de retrouver mes amis qu'une nouvelle bagarre éclate et que la boite est soudain complètement noyée sous la bombe lacrymogène , j'ouvre une porte de secours à l'arrière de la boite, j'empoigne ma meilleure amie et mon meilleur ami et je hurle à ma soeur de quitter la boite car je ne la retrouve pas, le mouvement de foule est tel que je suis pas en mesure de rester dans la discothèque pour la retrouver.

Je me poste alors tout près de la sortie de secours pour essayer de l'attraper au passage mais le conflit reprends de plus belle à l'extérieur, les flingues sortent de toute part, les gens en sang courent dans la rue tandis que d'autres vomissent tripes et boyaux.

 

La rue se transforme alors en scène d'apocalypse, entre les coups de feu, les voitures malmenées et les bagarres à coups de tessons de bouteilles, je en sais plus ou donner de la tête et le pire, ma frangine n'est pas réapparue et la boite de nuit s'est complètement vidée.

C'est alors que je suis prise d'une panique incontrôlable, j'envisage le pire, ma soeur blessée voir même peut être morte, la panique m'envahie à tel point que je me retrouve tétanisée sur place au milieu du carnage ambiant.

Mon meilleur ami me porte et m'enferme dans la voiture en me disant qu'il va la retrouver.

Une heure durant je suis restée dans cette voiture en débardeur sous la neige, je n'avais pas les clefs et autour de moi les gens continuaient de se battre, le sang ne cessait d'augmenter de part et d'autres et les coups de feu devenaient de plus en plus nombreux.

 

Un car de police est arrivé, j'ai cru qu'il s'agissait la de la fin de cette angoisse mais bien au contraire, j'ai vu les policiers un à un se faire frapper et ou blessés par balle.

Lorsqu'ils furent tous à terre, le désespoir m'envahis et je me mis à pleurer, toutes les larmes de mon corps furent déversées ce soir là, je m'imaginais mourir seule sur ce parking de boite de nuit au milieu de tous ces gens.

Mes amis n'étaient pas revenu et ma frangine restait introuvable, je n'avais plus d'espoirs quand à leur survie et encore moins concernant la mienne car les quelques personnes encore valide tentaient de pénétrer dans la voiture dans laquelle je me trouvait et je savais bien que les portes ne tiendraient pas le coups très longtemps.

 

C'est alors que mon meilleur ami est apparu, accompagné de ma soeur, je suis sortie et je lui ai hurlé dessus en lui disant qu'elle était inconsciente de s'être volatilisée seule.

D'autres camions de policiers sont arrivés et la foule à cesser de se battre, les cris ont laissés place au silence et nous sommes remontés dans notre voiture pour rentrer au domicile familial.

 

C'est ainsi que nous avons passés la pire soirée de notre vie et que durant quelques mois, l'idée même de sortir en boite de nuit ne nous à pas effleurée, puis le temps aidant, nous avons repris nos vies en pensant qu'il s'agissait juste d'un manque de chance, nous nous étions retrouvés au mauvais endroit, au mauvais moment...

 

 

 

Par Glamazone - Publié dans : Ma vie
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