Jeudi 24 juillet 2008
4
24
/07
/2008
13:05
Cher lecteur, Chère lectrice,
Aujourd'hui est un jour noir, j'ai la migraine depuis hier soir et comme par hasard, c'est le jour choisit par mes voisins pour entreprendre les travaux de leur appart (gros œuvre, je
précise), ainsi j'ai droit au marteau piqueur dans les oreilles et à godzilla qui ferait la nouba dans mon crâne, le duo est explosif mais j'ai promis un article et je n'ai qu'une parole (ou
deux, ça dépends de l'humeur)!

Bref ceci, n'est pas l'objet du sujet du jour alors continuons, si vous le voulez bien...
L'envie me prends de disserter sur le bavard notoire, Bn pour les besoins narratifs.
Le BN kézaco ?
Dans un premier temps Bn est une marque française de biscuit Nantais (Biscuiterie Nantaise, vous vous coucherez moins cons ce soir).

Donc reprenons après cette courte page de pub, le Bn ou Bavard notoire et une personne atteinte d'une grave pathologie, l'obligeant à discuter à tout va.
Le bavard est celui qui parle plus qu'il ne pense. Celui qui pense et qui parle beaucoup ne passe point
pour un bavard.
[Joseph Joubert]
Nous sommes tous un peu bavard, moi la première, incapable de m'ennuyer en société, toujours un sujet à aborder, du plus niais au plus évolué, j'ai toujours de quoi
meubler un diner un peu barbant.
Mais voila, il n'est point question ici, d'évoquer notre faculté à entretenir le dialogue forcé avec nos collègues de bureau, nos voisins de tablée au mariage de tata Josine, à la gynéco qui vous
questionne lors de l'auscultation ou encore de l'esthéticienne qui polémique sur le temps ensoleillé ou non lors de votre épilation mensuelle.

Le Bn est un parasite auquel nous avons tous été un jour confrontés, il n'a ni sexe, ni religion, ni patrie.

Le Bn n'a pas de lieu de prédilection mais un mode opératoire identique, quel qu'il soit.
Le Bn, c'est cette vieille dame dans le bus, qui profite que vous lui offriez votre place pour vous conter comment sa descendance à obtenu une mention au bac.
Le Bn, c'est cette femme dans la salle d'attente du dentiste qui vous demande l'heure de votre rdv et qui enchaine sur le retard constant du corps médical.
Le Bn, c'est encore cette femme aigrie derrière vous à la queue du Monoprix, qui après avoir grommeler pendant dix minutes pour attirer votre attention, vous expliquera que l'hôtesse de
caisse et d'une lenteur sans pareil.
Le Bn, c'est cet homme qui vous demande l'heure sur le quai du métro et qui viendra s'assoir tout près de vous dans la rame, pour vous expliquer les bienfaits du rock acrobatique.

Vous l'avez bien compris le Bn est un être abjecte qui attends d'attirer votre attention pour ne plus vous lâcher telle une sangsue sur sa proie ou encore tel un morpion accrochée à vos
poils pubiens.

Une fois que le Bn vous à harponné, vous n'avez d'autre envie que de fuir (ce qui n'est pas toujours évident, notamment lorsqu'il agit dans le bus et qu'il vous reste douze stations, aux
heures de pointe évidemment!).
Le Bn est un maitre dans l'art de coincé sa proie à un moment ou elle est le plus vulnérable, souvent par éducation, vous n'osez dire au Bn qu'il vous importune, mais au fond, il le sait bien et
c'est pourquoi il jubile intérieurement.

Le Bn n'a aucune notion de savoir vivre, ni même aucune once de compassion envers sa proie, il fois ferrée, celle ci pourra bien cesser de lui répondre, lui tourner le dos ou quand bien même
souffler très fort, rien n'arrêtera le Bn dans son monologue.
Deux options se présentent à vous, soit vous endurez patiemment votre calvaire, soit vous fuyez en assumant votre fuite, c'est à dire, attendre le prochain bus / métro, reporter votre rdv, ou
encore changer de dentiste / gynéco / esthéticienne.
Quoi qu'il arrive vous retomberez toujours sur un Bn, car c'est une espèce en pleine reproduction.

En effet, les Bn sont de plus en plus nombreux, certainement la faute à la solitude des personnes âgées délaissées par leurs familles, la faute également à la solitude des étudiants expatriés
pour leurs études loin de leurs villes natales, la faute à l'individualisme contemporain qui frappe les grandes villes française et qui fait que chacun, même s'il est entouré de centaines de ces
semblables, se sent seul.

Alors oui je sais, que lorsque cette vieille dame vous harponne dans le bus pour vous conter la vie du primeur de votre ville alors que vous sortez d'une journée de 8h pleine de dossiers à gérer,
vous n'avez aucune envie de lui répondre, mais dites vous bien qu'un jour, vous serez vous aussi, peut être, prit d'un sentiment de solitude, et que le contact humain vous fera tellement défaut,
qu'il vous faudra vous adressez au premier venu, pour vous sentir exister.
Dès demain, ne soyez plus cette personne acariâtre et accordez un peu de temps aux Bn que vous croiserez, vous illuminerez leurs journée et pourrez toujours raconter lors des diners un peu
longuet, comment une vieille dame vous à raconté son addiction à la peinture su papier toilette....
Derniers Commentaires